Conseils Fertilisation

Froment

La fertilisation azotée des céréales repose sur une combinaison de facteurs déterminants, parmi lesquels figurent les caractéristiques du sol, les objectifs de rendement, la culture précédente, les reliquats azotés disponibles en sortie d’hiver, ainsi que la destination finale de la céréale (fourragère ou panifiable). Le dernier apport azoté joue un rôle stratégique, aussi bien pour maximiser le rendement en grains que pour atteindre les objectifs en protéines.

🌾 Froment fourrager

Pour le froment destiné à l’alimentation animale, les besoins totaux en azote se situent généralement entre 180 et 200 unités (U). Un troisième apport, positionné au stade de la dernière feuille étalée (stades 37 à 39) à raison de +/- 60 U N, permet de soutenir le remplissage du grain et d’exprimer le potentiel de rendement.

L’ammonitrate reste la forme la plus efficace, à condition de disposer d’un cumul d’environ 15 mm de pluie dans les 15 jours suivant l’apport pour garantir une absorption optimale.
En situation sèche, l’azote foliaire N-Leaf représente une solution complémentaire performante, assurant une nutrition rapide même lorsque l’absorption racinaire est limitée.

🍞 Froment panifiable

Le froment destiné à la panification présente des exigences azotées supérieures, avec un besoin accru d’environ +/- 20 U N par rapport au froment fourrager. L’apport complémentaire doit être réalisé de manière plus tardive, idéalement au début de l’épiaison (stades 49 à 51). Il est alors recommandé de privilégier les formes nitriques, plus rapidement assimilables, afin de favoriser la qualité boulangère du grain.

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